fond hivernales du festival

Le Discours De Fabrice Caro

Date

mer 06 octobre 20h00

Lieu

Grand-Théâtre d'Angers

Heure

1h15

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Metteur en scène

Emmanuel Noblet

Distribution

Roman de Fabrice Caro édité chez Gallimard

Adaptation et Mise en scène Emmanuel Noblet

Adaptation et Jeu Benjamin Guillard

Lumières Emmanuel Noblet

Décor Edouard Laug

Son Sébastien Trouvé

Vidéo Camille Urvoy

Direction technique Johan Allanic

Régie Marc Leroy

Remerciements Ghislaine Gouby,
Lucrèce Sassella, Caroline Verdu

 

 

Production

Les Productions de l’Explorateur, Scènes du Golfe – Théâtres de Vannes – Arradon.

Et La Coopérative de Résidence pour les Ecritures et les Auteurs, Mont-Saint-Michel, Normandie

Avec le soutien du Nouveau Relax, scène conventionnée de Chaumont et du Quai des Arts de Pornichet

Production déléguée Valérie Lévy assistée de Manon Pontais

 

 

 

Résumé

Lors d’un dîner familial, Adrien subit la discussion de son beau-frère qui lui demande de faire un discours pour le mariage de sa soeur. Entre le gratin et les anecdotes de ses parents, il tente d’imaginer des discours plus catastrophiques les uns que les autres alors qu’il n’attend qu’une chose : que Sonia, qui l’a quitté, réponde à son texto de 17h24, lu à 17h56 !

Fabrice Caro nous entraine dans les méandres psychologiques d’un amoureux éconduit dont les névroses, aussi drôles qu’émouvantes, sont aussi les nôtres. Un irrésistible hymne aux chagrins d’amour, tendre et hilarant.

Informations spéciales :

Lors de la représentation Le Discours, le 2e et le 3e balcons seront fermés. Les spectateurs seront accueillis au parterre et 1er balcon.

 

 

Note d’intention

C’est tout ce qu’il faut pour aller seul en scène : une envie d’acteur et un texte singulier qui rejoint l’universel. Benjamin est plus souvent metteur en scène aujourd’hui, mais avant cela, c’est un acteur tragique drôlissime. Son envie de jouer trouve enfin un texte qui lui correspond tellement : drôle, empathique, anthropologue de nos grandeurs et misères intimes.

En réfléchissant à son discours, Adrien cite Cioran et nous avertit qu’il faut « apprendre à être perdant ».

Le ton est donné et chacun choisira de rire ou pleurer des malheurs d’un anti-héros. On pourra même faire les deux. Mais la tendresse de Fabrice Caro pour ses personnages est si grande que nous les voyons toujours vainqueurs dans leur défaite. Et avec eux, la dépression est heureuse et nous rions de ces névroses qui sont aussi les nôtres. Alors l’espoir ne reviendra peut-être pas pour les grands sentimentaux, mais ce soir au moins, entre deux verres de jus d’orange et des stylos pour le Bénin, nous redonnerons un peu d’amour aux loosers magnifiques, un peu de douceur aux mélancoliques, de la tendresse pour les désabusés, une mansuétude pour les inadaptés de l’existence, et un peu de superbe à toutes les victimes de chagrins d’amour.

Emmanuel Noblet

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