fond hivernales du festival

Les Mille et Une Nuits De Guillaume Vincent | Librement inspirée des Mille et Une Nuits

Date

mer 02 décembre 20h00

jeu 03 décembre 20h00

Lieu

Grand-Théâtre d'Angers

Heure

2h50

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Metteur en scène

Guillaume Vincent

Compagnie

MidiMinuit

Distribution

Comédiens : Alann Baillet, Florian Baron, Moustafa Benaïbout, Lucie Ben Dû, Hanaa Bouab, Andréa El Azan, Émilie Incerti Formentini, Florence Janas, Kyoko Takenaka, Makita Samba, Charles-Henri Wolff

Dramaturgie : Marion Stoufflet
Scénographie : François Gauthier-Lafaye
Collaboration à la scénographie : Pierre-Guilhem Coste
Lumière : César Godefroy
Collaboration à la lumière : Hugo Hamman
Composition musicale : Olivier Pasquet
Son : Sarah Meunier-Schoenacker
Costumes : Lucie Ben Dû
Regard chorégraphique : Falila Tairou

Mention obligatoire

Production Cie MidiMinuit. Coproduction Odéon-Théâtre de l’Europe, Théâtre de Lorient-CDN, TNB-Centre européen théâtral et chorégraphique, Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Scène nationale d’Albi, Théâtre de Caen, Comédie de Caen – CDN de Normandie, Théâtre du Nord – CDN Lille Tourcoing, Maison de la Culture d’Amiens, Le Cratère scène nationale d’Alès, La Filature scène nationale – Mulhouse, Le Parvis scène nationale Tarbes-Pyrénées, Le Quartz – scène nationale de Brest. Avec le soutien de La Comédie de Reims – CDN, La Chartreuse – centre national des écritures du spectacle, le T2G – CDN de Gennevilliers, l’Institut français d’Égypte au Caire avec la participation artistique du Jeune théâtre national et de la Maison Louis Jouvet/ENSAD LR
La Cie MidiMinuit est soutenue par la DRAC Île-de-France – ministère de la Culture et par la région Île-de France dans le cadre de l’aide à la création Avec le soutien du Cercle de l’Odéon

 

Résumé

Tout le monde connaît Les Mille et Une Nuits : des lampes merveilleuses, des tapis volants, des vizirs, des califes…Un livre de contes qui est lui-même un conte : un roi est trahi par son épouse, il la décapite ; dorénavant il épousera chaque jour une jeune vierge qu’il déflorera et exécutera le matin venu. Personne ne parvient à arrêter la barbarie. Mais Schéhérazade sait comment délivrer le pays du tyran : chaque soir elle lui racontera une histoire qu’elle interrompra à l’approche du jour. Le roi qui veut connaître la suite lui laisse ainsi la vie sauve… Et de cette façon, les récits s’enchaînent durant mille et une nuits. Des récits fantastiques, des histoires d’amour, des histoires scabreuses, des histoires drôles. L’imagination de Schéhérazade est sans limite.

 

« Guillaume Vincent envoûte l’Odéon avec son adaptation des contes orientaux […]. C’est à un séduisant voyage qu’invite le metteur en scène à partir de ce matériau complexe et fuyant comme un tapis volant. Un voyage d’aujourd’hui, […] qu’il met en scène de manière saisissante.
Mille et Une Nuits de plaisir »
Le Monde

«Guillaume Vincent livre une adaptation poétique des « Mille et Une Nuits », mêlant habilement les esthétiques et les époques. […] Le spectacle déploie ses charmes en douze contes prônant la liberté des coeurs, des corps et des âmes.
« Nuits » de charme à l’Odéon »
Les Echos

 

Note d’intention

Les Mille et Une Nuits ou comment le pouvoir de la fiction est capable d’arrêter la barbarie. Au XVIIIème siècle, Antoine Galland découvre le texte et le traduit. Le succès est immédiat. En France et dans l’Europe entière, l’Orient devient à la mode. L’autre grand contributeur à la postérité des Nuits est Mardrus, qui au XIXème retraduit l’ouvrage et va même au-delà, puisqu’il ajoute des contes, en réécrit certains, exalte et exagère la sensualité des Nuits. Plus tard, le cinéma d’Hollywood perpétuera cette image d’un Orient exotique et fantaisiste.
Aujourd’hui qu’en est-il de cet Orient de carte postale, cet Orient mystérieux, à la fois exotique et sensuel ? Bagdad, Bassora, Mossoul, le Caire… Les villes que parcourent les Nuits ne nous évoquent plus ces romances fantasmées. L’imaginaire du merveilleux a laissé place à d’autres images, plus de lampes merveilleuses ni de tapis volants mais des images de guerre, de révolution…

Ce spectacle se veut comme un voyage entre ces univers réels et fantasmés. Entre l’Orient vu d’ici et l’Occident appréhendé à travers d’autres yeux. Les Nuits viennent d’une tradition orale, on sait qu’elles ont été écrites à plusieurs mains, à travers plusieurs siècles et plusieurs continents, aussi a-t-on affaire à des registres très différents d’une histoire à l’autre ; si parfois on est dans un imaginaire très érotique, certains contes sont écrits avec l’efficacité d’une bonne pièce de boulevard, c’est parfois extrêmement drôle, parfois très violent et très glauque. J’aime évidemment ce mélange des genres, et adapter Les Mille Et Une Nuits, c’est aussi s’amuser à passer d’un registre à l’autre, à goûter les ruptures, à accentuer les effets de suspens. Il y a plusieurs leitmotivs dans Les Mille et Une Nuits, l’amour est souvent au centre de ces contes mais il est aussi beaucoup question d’exil. La plupart des personnages des Nuits ont dû quitter leurs maisons, soit par esprit d’aventure, soit parce qu’ils y ont été contraints. La situation de ces personnages résonne de manière étonnante aujourd’hui. Faire entendre ces destins fictifs est aussi une manière de faire dialoguer ce texte avec le monde qui nous entoure. J’aimerais pouvoir restituer la beauté initiale de ces contes, au premier degré, presque naïvement, avec la joie enfantine de faire voler des tapis. Raconter le trouble et l’ivresse des plaisirs de la chair, rendre compte de la sensualité qui traverse cette œuvre à travers la poésie, bien sûr, mais aussi le chant et la danse.

Guillaume Vincent

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