fond hivernales du festival

Camille Chamoux “Le Temps de vivre” De Camille Chamoux | avec la complicité de Camille Cottin

Date

ven 26 novembre 20h00

Lieu

Grand-Théâtre d'Angers

Heure

1h10

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Metteur en scène

Vincent Dedienne

Distribution

De et avec Camille Chamoux

Avec la complicité de Camille Cottin

Mise en scène Vincent Dedienne

Scénographie et Lumière Nicolas Marie

Costume Constance Allain

Régie générale Charly Lhuillier

 

Spectacle créé au Théâtre du Petit Saint Martin

Coproduction La Chouette – Théâtre du Petit Saint Martin

Diffuseur ACME

Diffusion Céline Buet

Résumé

Camille Chamoux revient après Née sous Giscard et L’esprit de contradiction, accompagnée à la mise en scène par Vincent Dedienne,  « Avec qui devons-nous nous réconcilier pour être heureux dans la vie ? Avec le temps, va. »

Si Epicure, Proust et Léo Ferré n’ont pas suffi à vous convaincre de trouver le plaisir du moment présent, si votre vie ressemble à un décompte Waze et votre pire angoisse est qu’il soit déjà trop tard, venez vous essayer à une tentative de dédramatisation. 70 minutes pour défier le temps, et peut-être, comme dirait ce bon vieux Marcel, brièvement « cesser de se sentir médiocre, contingent, mortel. »

Note d’intention

Ce monde où tout est minuté m’angoisse beaucoup beaucoup.
Je ne veux pas savoir l’heure de mon arrivée, ni celle de ma mort, merci.
Je ne vais pas voir de voyante alors que j’en ai hyper envie, c’est pas pour connaître tout le déroulé de mon quotidien ! Je veux descendre de chez moi sans savoir ce qui va m’arriver. Je ne veux pas de
certitudes sur ce que je vais manger, boire, obtenir, et dans quels délais…
En même temps, j’ai bien compris que la vie est une matière première non renouvelable. « Pourvu qu’ils me laissent le temps » disait le gars de la chanson de Vian. Et moi, en dévalant la pente à sa suite, je crie la même phrase au milieu de mes cauchemars alcoolisés. Et puis parfois je m’arrête de courir, et je rassure les autres coureurs paniqués autour de moi: mon mec à bout de souffle, mon fils qui gère si mal la fin des activités, mes amis dépressifs, mes parents ces boomers qui ne veulent rien lâcher.

C’est comme ça qu’est né le temps de vivre: dans une urgence d’apaiser – à commencer bien entendu par moi-même.
Avec le seul système que je connaisse un peu : la rigolade.

Camille Chamoux

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