fond hivernales du festival

L’Heure Bleue De David Clavel

Date

mer 04 novembre 20h00

jeu 05 novembre 20h00

Lieu

Grand-Théâtre d'Angers

Heure

2h00

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Metteur en scène

David Clavel

Distribution

Comédiens : Maël Besnard, David Clavel, Emmanuelle Devos, Valérie de Dietrich, Daniel Martin, Anne Suarez

Collaboration artistique : Anne Suarez
Scénographie : Emmanuel Clolus
Assistante à la mise en scène : Juliette Bayi
Lumières : Thomas Cottereau
Création lumières, régie générale : Thomas Cottereau
Création costumes : Nicolas Guéniau
Création son : Lisa Petit de la Rhodière
Régie son : Vincent Dupuy
Régie plateau : Adèle Bensussan

Mention obligatoire
Production déléguée : CENTQUATRE-PARIS
Coproduction : Théâtre de Nîmes, scène conventionnée d’intérêt national – art et création – danse contemporaine ; La Comédie de Reims – CDN. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Construction décor : Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique
Le texte a été lu pour la première fois dans le cadre de La Mousson d’été (Pont-à-Mousson) le 28 août 2018.
Ce spectacle est en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD.

David Clavel est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS.
David Clavel est en résidence de création pour L’heure bleue à la Comédie de Reims, pendant la saison 19/20.

Résumé

Un homme, accompagné de son épouse et de leur bébé, revient sur les lieux de son enfance : une maison bourgeoise sur les hauteurs d’une colline, parmi les chênes et les châtaigniers ; une maison de famille surplombant un torrent ; une vieille bâtisse avec ses couloirs, ses escaliers, ses secrets, sa poussière et la chambre du père. Un père malade qui voit son règne s’achever dans la douleur et l’impuissance, entouré de sa fille, sa femme et son dernier fils. Il a construit ce royaume mais en a pourri les fondations, et la maladie le ronge, décompose son corps, décompose le corps et le cœur des autres, de ceux-là mêmes qui lui ont voué leur vie. Le temps d’une journée, toutes les cartes seront rebattues et les figures changeront de main dans une révolution intime à laquelle personne n’échappera.

 

« David Clavel joue avec les secrets d’une famille totalement désunie. Percutant » Le Figaro

« Avec une troupe d’acteurs formidables, David Clavel scrute dans l’Heure bleue les meurtrissures d’une famille corsetée depuis vingt ans par les non-dits » Les Inrockuptibles

Note d’intention

Je désirais écrire une tragédie. Toucher du doigt un théâtre où l’action naît de la parole. Travailler sur ce qu’on ne se dit jamais ou que très rarement. La scène est le lieu du rare, le pays des aveux. Les personnages de L’heure bleue ne se disent pas tout, avec franchise, dans une hystérie psychodramatique de télé-réalité pour régler les comptes. Ils se racontent, se redécouvrent, s’éprouvent et flirtent tout du long avec la vérité. Les uns et les autres lui tournent autour, la caressent, s’en détournent ou la forcent.
La vérité, et l’amour sont les deux cœurs de cette pièce. Vérité et amour qui tiennent la liberté dans une main et la soumission dans l’autre, tissant les tragédies.
L’histoire s’articule autour de la figure du Père, personnage central, dominant. Il ouvre le bal. Il est le maître de la cérémonie. Un père de théâtre, un dieu, un roi. Celui qui scelle la convention dans laquelle s’écrira l’histoire des autres. Cronos, le chef d’une dynastie qu’il voudrait voir s’éteindre avant de disparaître. Il a le pouvoir, a toujours fait en sorte de l’avoir. Il règne sur sa maison, avec absolu. Je l’ai pensé comme un trou noir : attractif, magnétique, séduisant mais vorace, destructeur, créateur de vertige, quiconque s’en approche se décompose. Sous son regard, sous sa main, ses enfants, son épouse luttent. Depuis toujours, depuis la nuit des temps des morceaux d’eux-mêmes les quittent, ils se fragmentent. Les désirs allumés sont froissés, broyés, réduits en miettes. Certains, complices du carnage sans y pouvoir grand-chose, par survie, besoin, ne peuvent plus lâcher l’ogre. Ils restent fidèles ou restent, tout simplement. D’autres s’en vont et les liens de loyauté, les coudes serrés s’éloignent les uns des autres; et la séparation devient un malentendu d’amour qui gît à jamais sur les décombres de l’histoire familiale. Comment fait-on pour s’aimer à nouveau, pour se réconcilier ? Même en lambeaux, comment fait-on pour se reconnaître soi-même et reconnaître l’autre ?

David Clavel

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